Récentes réflexions

Les pharmaciens sont irremplaçables. En voici la preuve.

7 mars 2016

Photo Debby Cordeiro Debby Cordeiro,
Directrice principale, Communications
TELUS Santé

J’ai beaucoup de chance : la majeure partie de ma vie, j’ai pu compter sur la présence de deux pharmaciens formidables tout près de chez moi. Enfant, j’adorais aller à la pharmacie, ce lieu impressionnant rempli de toutes sortes de choses fascinantes! Je me souviens de l’attrait qu’exerçaient sur moi l’énorme aquarium dans l’aire d’attente et les multivitamines des Pierrafeu alignées sur le comptoir. En grandissant, j’ai découvert d’autres facettes de ce lieu : la salle réservée aux consultations privées, les brassards de prise de tension artérielle, le présentoir à dépliants sur divers sujets (grossesse, poux, diabète, dépression, alimentation, hypertension artérielle, etc.). Une chose, toutefois, n’a pas changé avec le temps : la présence du pharmacien. Derrière son comptoir, il prodigue toujours des conseils et répond aux questions sur les médicaments qu’il vend. Il guide aussi les patients comme moi qui, Internet ou pas, essaient de saisir la gravité de leur état pour savoir s’ils devraient aller à la clinique ou à l’urgence d’un hôpital. Il fait, en quelque sorte, un triage préalable.

Depuis la nuit des temps, les précurseurs des pharmaciens jouent un rôle clé dans leur communauté. Les plantes médicinales sont utilisées depuis la préhistoire, et on peut imaginer sans difficulté des savants les cultivant pour leurs vertus curatives, et contribuant ainsi à la société. Leur art, alors principalement fondé sur la richesse de la nature, a évolué au fil des siècles et à travers les continents. Les traces de la première pharmacie moderne, trouvées à Bagdad, datent de l’an 754. Dès le IXe siècle, les activités des pharmacies y sont d’ailleurs régies par l’État. En Europe, des boutiques s’apparentant à des pharmacies font leur apparition au XIIe siècle. Puis, en 1240, Frédéric II, empereur des Romains, prononce un décret établissant la distinction entre médecin et apothicaire.

Aujourd’hui, les pharmaciens forment un chaînon essentiel de notre système de santé. Ils sont d’ailleurs souvent le premier point de contact des patients sur le chemin de la guérison.

Au Canada, 38 737 pharmaciens exercent leur profession dans 9 843 pharmacies titulaires d’une licence. Selon le site www.pharmacists.ca, ils exécutent chaque année 600 millions d’ordonnances. Et fort heureusement, leur champ d’exercice s’est élargi. Ils peuvent maintenant renouveler des ordonnances et administrer le vaccin contre la grippe, entre autres précieux services.

Mes pharmaciens ont toujours fait partie intégrante de mon réseau de soutien. Ils étaient à mes côtés quand j’ai eu ma première pharyngite, reçu ma première ordonnance de contraceptif oral et subi mon premier test de grossesse. Maintenant que j’ai deux jeunes enfants, je m’appuie de plus en plus sur mon pharmacien. Il était présent lorsque je me remettais de ma césarienne et lors des premières affections de mes bébés : première fièvre, érythème fessier et premières antibiothérapies. Lorsqu’il m’est impossible de consulter mon médecin pour renouveler une ordonnance, mon pharmacien la prolonge pour me donner un coup de main. Et lorsque je parcours les étalages de cosmétiques, il me donne de précieux conseils sur le traitement de mes problèmes de peau persistants.

Je suis très attachée à mes pharmaciens. Ils ont toujours été là, prêts à me rassurer et à me conseiller au fil des hauts et des bas de la vie. Si mon réseau de soins était une équipe de sport, je n’hésiterais pas à faire partie de la ligne d’attaque si je pouvais m’entourer de mes deux défenseurs : mon médecin et mon pharmacien. En mars, soulignons l’importante contribution de ces derniers au réseau de santé. Comme moi, faites savoir à tous pourquoi vous adorez votre pharmacien. Sur le compte Twitter @TELUSSante, utilisez #JaimeMonPharmacien.