Récentes réflexions

Services de TI gérés : bénédiction pour les hôpitaux canadiens

27 août 2015

Photo Dave Wattling Dave Wattling,
vice-président et directeur général,
Solutions pour les entreprises,
TELUS Santé

Partout au pays se manifeste un criant besoin de remplacer les systèmes d’information hospitaliers ou d’y apporter d’importantes mises à niveau. Pourtant, la dure réalité des contraintes budgétaires ne permet plus aux organisations de soins de santé de compter sur leurs propres solutions en technologies de l’information (TI) dans le domaine médical. Cette situation est aggravée par une lacune sur le plan des compétences : la conception, la mise en œuvre et la gestion de systèmes de TI complexes ne sont ni la force ni la vocation d’un hôpital.

Ainsi, il est impératif de trouver une façon de mettre à jour ces systèmes essentiels qui permettent de coordonner et de réguler l’information dans un hôpital. Les professionnels de la santé s’y fient en tout temps, pour consulter des tableaux, pour commander des tests de laboratoire, pour gérer l’accueil et le congé des patients ou pour veiller au bon déroulement des opérations.

TI en santé : au-delà du principe « faites-le vous-même »

Les TI en santé n’échappent pas au principe « faites-le vous-même ». Plusieurs nouveaux moyens modernes et efficaces de gérer les systèmes hospitaliers voient le jour. Du remplacement intégral aux services gérés en passant par les approches infonuagiques, les fournisseurs du secteur privé se positionnent comme des partenaires incontournables dans la livraison et l’entretien des systèmes de TI en santé.

Or, s’il s’agit d’une pratique courante dans bon nombre de secteurs d’activités (pensez aux banques et au secteur aéronautique), l’externalisation de l’infrastructure informatique à des fournisseurs du secteur privé n’est pas une évidence pour les organisations canadiennes en santé. En fait, il n’est pas encore certain que les hôpitaux canadiens accepteront qu’une organisation du secteur privé gère leurs applications dans une solution clinique, comme c’est le cas aux États-Unis.

Des détracteurs dénoncent la vocation « à but lucratif » du secteur privé et les risques en matière de confidentialité et de sécurité. Ils s’interrogent aussi sur la capacité du secteur privé à assumer un degré de responsabilisation permettant de garantir que le service géré adopté par le système public est sans danger.

Le problème derrière de telles perceptions est que la prestation de soins de santé durables n’est pas un jeu à somme nulle. Les patients, les professionnels de la santé, les budgets en santé et les experts du secteur privé peuvent tous sortir « gagnants » d’un renouvellement des façons de s’investir, et ce, malgré les différentes perspectives.

L’épreuve des faits :

  1. « À but lucratif » n’est pas une expression à proscrire. Qui plus est, l’implication du secteur privé dans la technologie gérée ne signifie pas la privatisation de la prestation des soins. La motivation n’est pas le profit à n’importe quel prix. Il s’agit plutôt de mettre en place de nouvelles normes de sécurité, de qualité et d’efficacité des soins tout en veillant à la profitabilité des activités, afin de maintenir un investissement continu dans de nouvelles technologies susceptibles d’améliorer la prestation des soins aux Canadiens pour les générations à venir.
  2. Les failles de confidentialité et de sécurité sont à prévoir. Il s’agit là d’un problème réel partout où des données sont stockées, partagées et traitées, dans un contexte de soins de santé comme ailleurs. Ce qui importe, c’est de voir comment la confidentialité s’articule dans un système, à quelle vitesse les problèmes sont traités et quel est le degré de transparence des processus liés aux rapports, à la transmission aux échelons supérieurs et à la résolution des problèmes. Selon l’experte en matière de vie privée Ann Cavoukian, directrice du Privacy and Big Data Institute de l’université Ryerson, TELUS a une longueur d’avance en matière de gestion de données personnelles et de la confidentialité, car elle broie des milliards de bits de données de clients et de réseaux en respectant et en protégeant la confidentialité des clients.
  3. La responsabilisation est inscrite dans l’ADN des fournisseurs. Les fournisseurs qui lésinent sur leur responsabilité ont beaucoup à perdre, tant sur le plan de la réputation que sur le plan financier. Certes, il est essentiel que les organisations énoncent clairement les responsabilités exigées chez les fournisseurs et qu’elles mènent les vérifications préalables pour s’assurer que leurs critères sont atteints (ou surpassées). Cela étant dit, les TI en santé devraient être fondées sur des relations à long terme, soit un peu moins sur des contrats aux nombreuses « cases à cocher » et un peu plus sur des partenariats stratégiques dans lesquels les fournisseurs n’hésitent pas à prendre des risques et les clients peuvent poursuivre une entente suivant l’évolution de leurs besoins.

Lorsque les organisations de soins de santé seront plus ouvertes à de tels partenariats avec des fournisseurs, elles profiteront de solutions de pointe à un prix accessible sur une base continue. Il existe un précédent.

Le système de santé de Niagara, l’hôpital Royal Ottawa, cyberSanté Ontario et Alberta Health Services sont tous des utilisateurs de longue date des services gérés de TELUS, qui leur fournit une connectivité sans fil dans leurs environnements de soins. Par ailleurs, le gouvernement de la Colombie-Britannique et Alberta Health Services ont recours aux services gérés de TELUS pour le traitement de la paye et des services connexes liés au capital humain. Si les services gérés conviennent aux systèmes administratifs, pourquoi ne pas les étendre aux systèmes de TI hospitaliers? La question mérite d’être posée.