Récentes réflexions

Les technologies en santé au secours de l’entraide familiale

30 novembre 2017

La blogueuse Christine McNaughton explique comment l’innovation en soins de santé aide ses parents vieillissants à rester heureux et en santé dans leur communauté éloignée en Ontario.

Christine McNaughton connaît bien l’univers du numérique. Des dizaines de milliers de personnes la suivent sur son blogue et sur Twitter ou Instagram au fil de ses histoires remplies de tendresse et d’images chaleureuses de la famille, de l’art de bien manger et de la vie à la ferme dans le nord de l’Ontario.

Pourtant, ce n’est qu’au début de 2017 qu’elle a vraiment commencé à comprendre les ramifications de la technologie dans sa vie.

« Ç’a été une année intense », nous confie Christine au sujet des sérieux problèmes de santé qui ont affecté les membres de sa famille récemment.

Bien ancrée dans la génération sandwich, Christine prend soin de sa fillette, que ses abonnés appellent affectueusement Little One, et de ses parents vieillissants, qu’elle surnomme Lola (grand-maman en tagalog) et Grampy.

Son père ayant subi deux crises cardiaques et un accident vasculaire cérébral, Christine était naturellement très inquiète pour lui. Quand la santé de sa mère s’est aussi détériorée, elle s’est mise à penser que le temps était sans doute venu pour Lola et Grampy de quitter leur maison sur l’île Manitoulin du lac Huron, environ 565 km au nord de Toronto, pour s’installer plus près de la ville.

« Nous avons des hôpitaux et d’excellents médecins ici, mais pas vraiment de soins spécialisés, et je m’inquiétais des difficultés à venir sur ce plan », explique-t-elle.

La qualité des soins que sa mère a reçus dans le confort de son foyer lui a toutefois fait changer d’idée. Toute la famille a pu constater d’elle-même à quel point les soins de santé numériques modernes sont avantageux. Prenons TELUS, par exemple. Elle a investi 1,6 milliard de dollars depuis 2000 dans les technologies qui connectent virtuellement les patients aux médecins, aux spécialistes et aux services médicaux vitaux dont ils ont besoin.

Les médecins de l’île Manitoulin sont de ceux qui utilisent maintenant les dossiers médicaux électroniques (DME) sur des portables, tablettes ou téléphones intelligents pour envoyer et recevoir des renseignements médicaux au sujet de leurs patients. Grâce à de nouvelles fonctions, comme MedDialog, ils peuvent s’échanger des dossiers médicaux en toute sécurité. Pour Lola, cette meilleure collaboration à distance entre les médecins lui évitera plusieurs consultations sur place avec ses spécialistes. En santé, l’amélioration des communications numériques entre les équipes médicales peut réduire de près de 40 pour cent la nécessité d’aiguiller les patients vers d’autres spécialistes.

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Grampy, Little One et Lola se promènent à Manitoulin. Image fournie

Lola profite aussi de la technologie de télésoins à domicile de TELUS pour recevoir les soins dont elle a besoin directement à la maison. Grâce à celle-ci, les patients atteints de maladies chroniques comme l’insuffisance cardiaque congestive, la maladie pulmonaire obstructive chronique, le diabète, l’asthme et l’hypertension peuvent surveiller des indicateurs clés de leur état et fournir ces données par voie électronique à leurs médecins, où qu’ils soient. En s’inscrivant au programme, le patient est confié à une équipe de soins qui surveillera son état et pourra ajuster ses traitements au besoin. Elle lui offrira aussi du soutien et des conseils concernant sa santé.

Dans le cas de Lola, elle installe deux électrodes sur sa poitrine pour capter son rythme cardiaque, puis les données sont transmises aux spécialistes de Sudbury à l’aide d’un téléphone intelligent.

Bien que tout cela puisse sembler technique, Christine croit que l’appareil numérique est facile à utiliser, même par des patients peu habitués à manipuler des outils modernes, comme sa mère.

« Ma mère n’a même pas d’ordinateur, nous dit-elle. Par contre, ma confiance en cette technologie lui a aussi donné confiance. Elle a même prononcé les mots ‘tu as raison’. C’est bon signe. »

Tout comme le père de Christine, Lola doit encore sortir de son île pour voir un spécialiste une ou deux fois par année. Pour le reste, l’entraide de proximité demeure possible sans mettre en péril la santé des membres de la famille.

« C’est une approche très rassurante », remarque Christine.

Elle a elle-même réintégré la sphère du numérique récemment pour expliquer à ses lecteurs, dans un article de blogue, le chemin parcouru par sa famille pour veiller à la santé de chacun.

« En voyant mon médecin de famille se servir de cette technologie, puis ma mère, je me suis rendu compte que l’avenir de la santé numérique est prometteur, écrit-elle. Nous devrions tous exiger de meilleurs soins de nos médecins, pour pouvoir utiliser notre téléphone intelligent autant pour prendre notre santé en main que pour bloguer ou magasiner. »


Ce texte est la traduction française de l’article original publié d’abord dans le Financial Post, le 13 novembre 2017, durant la Semaine de la santé numérique.